En complément d'un réglage alimentaire ciblé, le Naturopathe dispose de plusieurs moyens d'action afin de soutenir, renforcer et optimiser votre vitalité :

  • L'oligothérapie : les réactions chimiques de la cellule dépendent d'enzymes, et sans eux, aucune action n'est possible. Pour que ces enzymes puissent agir, elles ont besoin, pour être actives, les unes de Cuivre, les autres de Selenium, ou de Manganèse, les autres de Cobalt. Ce sont les oligoéléments, éléments microscopiques mais d'une importance capitale. Nos besoins journaliers sont de l'orde de quelques microgrammes, mais l'impact de leur carence n'est pas à la même échelle. Malheureusement, du fait de l'agriculture intensive, des pesticides, notre alimentation est de plus en plus pauvre en nutriments, et beaucoup de personnes en sont carencés. Les oligoéléments que je propose  sont d'utilisation simple, peu onéreuse, et peuvent etre prises conjointement à d'autres biothérapies, en potentialisant leurs effets. 
  • La gemmothérapie  utilise les tissus embryonnaires (bourgeons, jeunes pousses) des végétaux, macérés dans un mélange de glycérine et d'alcool. [En Belgique, la macération se fait dans un mélange de glycérine et d'alcool, mais également d'eau, comme le recommandait le créateur de la gemmothérapie, le dr Pol Henry (1918-1988). ]Ces bourgeons ou jeunes pousses sont composés de cellules embryonnaires en phase de multiplication intense, et sont plus riches en acides nucléiques (information génétique) que les autres tissus végétaux. Elles renferment un formidable et parfait totum de minéraux, oligoéléments, vitamines et facteurs de croissance (hormones), ainsi que la sève minérale du végétal.

    Parmi les bourgeons les plus connus, nous citerons le cassis, excellent anti-inflammatoire, et stimulant des surrénales, le bouleau et son effet diurétique, le romarin qui active les fonctions hépatiques, ou encore le cornouiller qui contribue à fluidifier le sang. Le bourgeon de figuier est un des bourgeons clés de la gemmothérapie. Il exerce en effet une action régulatrice sur le cerveau et plus précisément sur l'axe qui réunit le cortex cérébral à un noyau gris central, l'hypothalamus. Or cet axe cortico-hypothalamique commande toute la sphère des émotions, des angoisses, des peurs variées, des obsessions. En plus de leur action spécifique sur tel ou tel organe, ils ont une action revitalisante et fortifiante. Par leur teneur en glycérine et alcool, ils doivent être employés avec discernement.

  • L'aromathérapie  : les huiles essentielles sont les fractions (huiles) odorantes extraites des végétaux, soit par distillation, soit par expression. 

    Les composants extraits sont hyper concentrés. Par exemple, 10 gouttes d'origan équivaut à 300 gr de la plante ! C'est pour cette raison que leur utilisation n'est pas anodine, et quand on parle d'une goutte, on ne parle pas de deux, ou trois , mais d'une seule. 

    Leur terrain d'action est très vaste : anti-bactériennes et anti-virales pour la sphère broncho-pulmonaire et ORL, anti-mycosiques, expectorantes, anti-inflammatoire cutanée et articulaire, hormonales, hépato-protectrices. 

     Leur utilisation doit être ciblée, et au maximum en application externe, et toujours mélangées à une huile végétale neutre, type huile d'amande douce.  

    En alternative plus douce pour les personnes fragiles, et nos amis les bêtes (chiens et chats), il vaut mieux leur préférer les hydrolats [eau de séparation lors du processus d'extraction des huiles du végétal], car ils conservent la fonction de l'huile essentielle qu'ils ont servi a produire, mais n'en comportent pas leurs contre-indications. Bien que leur action soit plus faible, elle est souvent préférable aux huiles. 

    Huiles essentielles et hydrolats, tout dans le végétal est utilisé, rien n'est perdu. 

  • La phytothérapie recouvre plusieurs formes, de la plus simple comme les tisanes et les décoctions, poudres micronisées ou extraits secs, jusqu'àux plus sophistiquées comme les teintures mères, les extraits de plantes fraîches, les extraits fluides et les nébulisats. 

    Cependant, qui dit naturel ne veut pas forcément dire sans impact. Pour exemple, le millepertuis peut avoir un effet modulateur indésirable sur certains médicaments, en augmentant ou inhibant leur éfficacité.

    D'autre part, le choix d'un produit doit se porter sur un produit biologique, ou du moins exempt de produits chimiques, de production locale, avec un procédé d'extraction le plus naturel possible. 

    La forme peut également avoir un impact sur les composants de la plante. C'est ainsi que les préparations liquides (teintures mères, extraits de plantes fraîches, extraits fluides) semblent, dans la pratique, avoir un bien meilleur effet, avec une réponse plus rapide, que les formes séchées, comme les gellules. Mais là encore, même si une majorité d'individus répondent mieux aux extraits liquides, certains préferent les extraits secs.